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Tourisme : écovolontaire, le bon plan pour des vacances originales et engagées

par Benedictele 23-05-2019

Besoin de vacances actives, hors des sentiers battus et qui ont du sens ? Envie d’aider les autres ou d’agir pour les animaux et la planète ? L’écovolontariat est peut-être fait pour vous. Derrière le "peut-être", une foule de questions : faut-il être la fille d’Indiana Jones, MacGyver ou Robinson Crusoé ? Quel boulot va-t-on me demander ? Pourrai-je quand même profiter de mes vacances ? Combien ça coûte ?... Comme d’habitude, on a testé pour vous alors… suivez le guide !

Écovolontaire, késako en quelques mots ?

Vous partez en France ou à l’étranger, une semaine ou plus, pour participer en petit groupe à des actions environnementales, sociales ou de développement économique local et durable.
Pour partir, vous payez à peu près ce que vous coûterait ce voyage, mais 66% vous sont remboursés l’année suivante par déduction sur vos impôts.

Où et pour quoi faire ?

  • Sur un voilier en Méditerranée : observer baleines, dauphins et tortues
  • Dans une réserve du Portugal : étudier et soigner les loups ibériques
  • Dans la forêt amazonienne au Pérou : contribuer au quotidien d’une station de recherche sur les primates ou à des programmes de développement local
  • Au Brésil : étudier les loutres dans leur milieu naturel et prendre soin de celles recueillies
  • Dans une yourte en Mongolie : suivre des chevaux de Przewalski réintroduits dans un parc national
  • Dans un sanctuaire de la faune sauvage au Malawi, au Sierra Leone ou en Afrique du Sud : soigner les animaux recueillis ou participer à des programmes d’éducation environnementale des populations locales, ou de recherche sur les éléphants ou les primates
  • En gite et chez l’habitant au Bénin : œuvrer à l’élaboration d’un plan global de préservation de la biodiversité de la forêt sacrée
  • Depuis un village côtier au Nicaragua ou un campement en Thaïlande : rechercher des pontes de tortues marines sur les plages

Ces quelques exemples sont au programme de l’association Cybelle Planète, avec laquelle je suis partie l’été dernier (car vous le savez, nous ne parlons que de ce que nous avons testé !).
Sinon, il existe bien d’autres assos faciles à trouver sur internet.

Hébergement, nourriture, confort… à quoi s’attendre ?

Ça dépend. De quoi ? Des missions… et de vous.

  • Globalement, on est en mode trekking plus que Club Med. Oubliez la clim’, les bains chauds et les grasses mat’ : vous aimez la nature, oui ou non ? Vous partagerez généralement votre tente ou chambre, vous cuisinerez et ferez le ménage à tour de rôle : vous voulez de l’aventure, oui ou non ?
  • Certaines missions offrent plus de confort que d’autres : il est facile de le savoir car les associations, qui n’ont aucune envie de voir un volontaire péter les plombs à l’autre bout du monde, donnent un maximum de détails. Lisez les descriptifs, puis contactez-les et soyez sincère : ne la jouez ni plus courageuse, ni plus chochotte que vous n’êtes. Entrez dans le détail. Racontez vos expériences (ou inexpériences !), vos habitudes.
  • Car il n’y a rien de plus subjectif que le confort. Le minimum vital de certains est un luxe inutile pour d’autres, et inversement. On voit parfois des routards hyper rough s’adapter à la nourriture locale et à des sanitaires basiques, mais mal supporter la chaleur ou les moustiques.
  • Seule certitude : vous vivrez en communauté, même en chambre individuelle (parfois possible) : on bosse ensemble, on cuisine ensemble, on mange ensemble, on papote ensemble… Même hyper sociables, même unis par une cause commune, on n’est pas à l’abri d’un instant de fatigue ou crispation. Rien d’insurmontable si on est prêt à en ressortir encore plus ouvert, et grâce au guide qui est aussi là pour arrondir les angles !

Bosser ou bronzer, faut-il choisir ?

Bosser pendant ses vacances… masochisme ? Car en théorie, on n’est pas là (que) pour rigoler : l’écovolontaire s’engage et doit tenir ses engagements, car son action d’une semaine sert une mission bien plus globale, avec des budgets, des délais, des enjeux, etc. 
En pratique, détendons-nous : ça se passe en mode plaisir.

  • Vous savez à quoi vous en tenir. Je le répète, les associations ont des programmes très clairs : combien d’heure par jour, à quels moments, que pourrez-vous faire de votre temps libre, etc.
    Donc ça vous plaît, vous partez / ça ne vous plaît pas, vous ne partez pas, c’est aussi simple que ça.
  • Ensuite, d’après mes expériences, les assos sont extrêmement cools avec les bénévoles. Elles veulent que vous viviez une belle expérience, que vous preniez du plaisir. Il y a un cadre, mais souple et avec toute la place pour s’amuser à l’intérieur !

Bref, si le sujet vous passionne et que l’ambiance vous plaît, vous ne verrez pas ça comme du travail, mais comme des vacances actives !

Comment postuler ?

Là aussi, on est loin d’un job classique : pas de stress, on ne vous demandera ni CV (mais des motivations, si !), ni tests de sélection : on échange par email et par téléphone (très utile pour être sûrs que ça colle de part et d’autre), vous répondez à quelques questions sans piège, et ça devrait le faire : dans le bénévolat, on est très ouvert ; chacun vient tel qu’il est, dès lors que cela inclut le respect de quelques règles simples.

Combien ça coûte ?

Ah, il y en a qui ne suivent pas… J’ai répondu à cette question au tout début ! Reprenons donc :

  • Vous payez à peu près ce que vous coûterait ce voyage, mais 66% vous sont remboursés l’année suivante par déduction sur vos impôts.
  • ​Notez que le prix indiqué n’inclut généralement pas le transport : normal, vous n’avez pas affaire à une agence de voyages ; l’association que vous allez aider a d’autres chats à fouetter… ou plutôt à sauver.

Payer pour travailler, cela peut surprendre, mais je vois deux bonnes raisons de s’en accommoder :

  • Votre travail est utile, mais votre présence a un coût pour l’association : logement, nourriture, équipements… cela chiffre vite, sans compter l’encadrement : on ne vous lâche pas dans la jungle comme ça !
  • N’y voyez pas une transaction mercantile habituelle (= je paye et j’en veux pour mon argent). Votre paiement est une sorte de donation à la cause qui vous motive. Donation déductible… et assortie d’une expérience qui, avec un peu de chance, sera l’une des plus belles de votre vie !

 

Alors, prêt(e)s à tester des vacances originales, surprenantes, utiles et pleine de sens ?
Si oui, vous aimerez sans doute aussi mes deux articles sur mes 6 mois de voyage (forcément) initiatique en Inde et celui d’Audrey sur la rando avec un âne
Si non, vous trouverez dans notre rubrique Voyage une foule d’idées pour vos goûts à vous : New York, la Thaïlande, La Réunion, Dubaï ou Singapour… ou l’indispensable Top 5 des vacances pour Millionnaires !


par Benedicte

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